L’économie sociale et solidaire, un atout pour les PME
| Portrait d’entreprise |

Alors que l’on croit souvent que l’économie sociale et solidaire (ci-après ESS) est une économie subventionnée par l’Etat qui regroupe principalement des activités du domaine de l’insertion socio-économique, la Chambre de l’économie sociale et solidaire (APRES-GE) vient de sortir une étude statistique qui bouscule certains clichés.
Quelques chiffres
Forte de 240 membres, ce réseau professionnel représente en fait pas moins de 10% des emplois à Genève. Le salaire médian mensuel y est de CHF 6'345.-, alors que dans le même temps le salaire médian genevois est de CHF 5'777.-. Autre chiffre intéressant : l’écart salarial moyen se situe entre 1.3. et 2.3, ce qui montre à quel point ce milieu tend à une plus grande égalité socio-économique. Enfin, le temps partiel y est très répandu.
L’économie sociale et solidaire, mais en fait, c’est quoi ?
Plutôt que de réunir des entités du même secteur économique, l’ESS réunit avant tout des acteurs et actrices qui se reconnaissent dans des valeurs communes. Il y a par exemple la notion de bien-être social, en d’autres termes, la primauté de la personne sur le capital. Il y a aussi celle de la citoyenneté, visant une gestion participative. L’écologie, soit produire pour vivre et non vivre pour produire, pour permettre « un développement qui réponde aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs »; l’autonomie, afin de réduire tout type de dépendance ; la solidarité, qui privilégie la recherche de l’intérêt collectif et non de l’intérêt individuel ; la diversité, pour valoriser les différences ; et la cohérence, visant à dire ce qu’on fait et faire ce qu’on dit. Plus particulièrement, l’ESS réunit surtout des S.A., des S.A.R.L., des coopératives, des fondations ou des associations qui appliquent le principe de lucrativité limitée ou de non-lucrativité. Ainsi, l’accumulation du capital reste faible et ses effets pervers inexistants.
Entreprises ESS et PME : des intérêts communs
Les conclusions de l’étude statistique me font penser que les intérêts des entreprises ESS vont dans le même sens que ceux des PME. Dans les deux cas, ce sont en effet des structures aux moyens limités, qui offrent des rémunérations suffisantes, sans tomber dans les travers de l’économie financière. Pas d’écart gigantesque entre haut et bas salaires, pas de bonus, encrage local. L’ESS est avant tout une économie relationnelle, tout comme l’économie des PME. Dirigeants et clients sont en relation dans leurs échanges économiques et se doivent de respecter des règles communes. Au risque que font prendre les entreprises financières à hauts gains spéculatifs, comme l’a montré la dernière crise économique, il est capital de répondre par un renforcement de l’économie réelle, visible, palpable, comme l’épicerie de mon quartier.
C’est donc dans l’intérêt d’une économie moins destructrice qu’APRES-GE rassemble toute entité économique susceptible de partager ces valeurs. Alors à toute personne qui se sent en phase avec le portrait de cette économie socialement responsable et écologiquement durable, adhérez !
Pour Actu PME, Mathilde Captyn, Députée au Grand conseil genevois
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Commentaires
Lorsque je vous lis, j’ai l’impression de voir un militant de l’extrême gauche. Seulement, il convient de ne jamais oublier que l'extrême gauche est fondamentalemen t d'inspiration marxiste et reste formée de communistes extrémistes (trotskistes et maoïstes en général) qui proposent à ce titre des bases politiques et des analyses stratégiques qui ont bien pour but de conduire à la Révolution finale et au Grand Soir. L'oublier, ou prétendre que tout cela serait aujourd'hui dépassé, relève du rêve, de l'inculture ou de l'inconscience politique la plus totale.
Ce que dit Olivier n’est pas faux car nous avons également besoin des acteurs économiques pour faire avancer les projets de la société. Dites-vous que sans les riches, c’est la classe moyenne qui aura à supporter une majorité de frais.