54 heures pour créer une PME
| Portrait d’entreprise |

Startup Weekend est un concours qui réunit des entrepreneurs motivés, des développeurs, des gestionnaires d’entreprises ou n’importe qui d’autre dans le but de créer une PME en 54 heures seulement. Cette année, la première édition tenue en Suisse Romande a eu lieu à l’Unimail de Genève et regroupait 112 participants qui ont présenté 39 idées.
Le staff les accueille avec un crayon, un bloc-notes et quelques Startup Dollars qui serviront plus tard. Le principe est simple : chaque inscrit qui le désire peut se présenter devant l’auditoire, et proposer une idée de business, pour peu qu’elle soit SMART : Spécifique, Mesurable, Atteignable, Rentable, tout ça dans un bon Timing. Mais chez Startup Weekend Genève, on est vicieux. Les présentations ne peuvent durer plus de 60 secondes. L’exercice se transforme alors vite en prouesse technique, même pour l’orateur le plus aguerri.On a de toutes les couches pour ce premier Startup Weekend en Suisse Romande : des ingénieurs microtechniques, des étudiants, des jeunes de 16 ans, une expatriée californienne de 21 ans ou encore un développeur Apple OS 4 de 32 ans fraîchement débarqué des Pays-Bas. C’est ce qui fait la beauté du SWGVA. Des gens de tous horizons qui se rassemblent dans le but de créer, sans considérations d’âge, de milieu ou de formation.
Au cours de la soirée, pas moins de 34 motivés ont proposé des idées de business. Pas toujours crédibles, mais toujours originales. Le speaker nous annonce alors que le Startup Weekend parallèle, à Lansing aux Etats-Unis, a lui obtenu 40 idées. Il serait dommage que la première édition Suisse ne fasse pas au moins aussi bien. Il motive la salle. Les meilleures idées sont celles qui naissent spontanément, dans l’urgence, nous dit-il.
Quelques téméraires se lèvent alors à leur tour, et proposent des idées fraîches et spontanées. Une a retenue mon attention : une société de voiture de location ultra low-cost, dont le coût de location serait amorti par de la publicité sur le véhicule. Pas mal, pour une idée spontanée.
Chaque participant ayant présenté une idée se voit remettre une enveloppe numérotée. Il est temps maintenant de commencer le Fund Rising, la levée de fond. Comme dans la vraie vie, il va falloir fédérer des gens autour de chaque projet, en récoltant un maximum de Startup Dollars.
Le staff compte les SW dollars accumulés et établi un top 15. Pendant ce temps, on fait du réseautage, les cartes de visites s’épuisent rapidement. Le speaker nous annonce la fin du décompte. Il est temps d’annoncer les sélectionnés.
15 projets farfelus, ingénieux, bizarres, pertinents ou audacieux. C’est là-dessus qu’il va falloir se pencher tout le weekend. Des équipes de 2 à 8 équipiers se sont formées, et vont faire un maximum pour que leurs projets prennent forme en quelques heures. Business Plan, plateforme web, bases de données, branding et plan marketing, il va falloir tout donner pour présenter au jury un projet bien ficelé et avoir une chance de gagner ce concours.
Le lendemain, le jury va devoir passer toute la journée sur les différents projets, jusqu’à 23 heures. Et probablement toute la nuit, à la maison, ou dans la voiture pour ceux qui viennent de loin. Heureusement, il y a des coachs professionnels en création d’entreprise pour guider, conseiller et orienter les candidats.
Dimanche, déjà. Les cernes sont plus présents chez les participants. Heureusement c’est bientôt fini. Plus que quelques heures pour peaufiner les détails et présenter les projets au jury, composé d’investisseurs, de business angels et autres personnalités entrepreneuriales.
Les concurrents présentent tour à tour leur projet. Le jury pose des questions insidieuses, et cherchent à tester les candidats au maximum. C’est pour mieux préparer « à la vraie vie », dit-on. 15 projets présentés, chacun durant 10 minutes. Puis une délibération quasi immédiate du jury, qui a choisi le vainqueur à l’unanimité.
C’est DYOD, le vainqueur. « Design Your Own Dishes ». Un projet aussi basique qu’efficace, d’autant plus que, à l’étonnement général, le concept n’existait pas encore. Du moins, pas sur le web. L’idée ? Personnalisé une vaisselle de qualité et la commander. Le tout sur Internet, avec une interface sympa et facile, à un tarif ultra-concurrentiel. Je n’en dirai pas plus. Je vous laisse le soin de le découvrir quand tout sera prêt, sur Dyod.ch
Jonathan Garcia/Rédacteur Actu PME
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