Bannière

Mon dernier livre de chevet, « Mrs Dalloway » de Virginia Woolf

PME Life & Style

Je ne suis pas une grande passionnée de lecture mais à mes heures perdues, j’aime bien profiter du calme et me plonger dans un bon livre. C’est ainsi que récemment, une de mes amies m’a conseillée de lire « Mrs Dalloway » de Virginia Woolf.

Ce roman, sans doute le plus connu de Virginia Woolf, se déroule au long d'une seule journée. Celle d'une femme, Clarissa Dalloway, qui, dans le long monologue de sa conscience, tente de saisir ce qui fait l'existence pour ne pas succomber.

Cette journée pas comme les autres va être marquée par le retour du premier amour de Clarissa, l'aventurier Peter Walsh, qui revient à Londres après un long voyage. L'occasion pour Clarissa de se rappeler sa jeunesse, de nous faire partager ses déceptions et ses regrets puisque Clarissa avait quitté Peter pour épouser le futur député Richard Dalloway.

En lisant, j’ai souvent éprouvé au cours de ma lecture une sensation de mouvement incessant, presque de frénésie, qui tient au procédé de narration utilisé par l’auteure : tout le roman est la restitution des pensées, souvenirs, des divers personnages, qui se succèdent souvent sans transition. Ces personnages parfois se croisent, parfois se connaissent.

On s’aperçoit à certain moment que Clarissa Dalloway s’émerveille de bonheurs simples, fait preuve d’une humeur égale et sereine, puis manifeste soudain des regrets quant à la femme qu’elle est devenue, qui agit sous l’influence du regard d’autrui, va jusqu’à penser qu’elle aurait aimé être quelqu’un d’autre… Et surtout, elle laisse transparaître, sous-jacente, une angoisse, voire une terreur de la mort, qui à certains moments sera même clairement exprimée..

Ce qu’on peut retenir de ce roman est la capacité qu'a Virginia Woolf de mêler l'intériorité à toute une description minutieuse de la société de l'époque : on revit le traumatisme de la Première Guerre Mondiale et le début du déclin de l'Empire Britannique à travers les conversations ; en même temps, on est au cœur de l'essence  romanesque avec le personnage Clarissa qui, au cœur d'une soirée mondaine, explore les méandres du souvenir et de la mort.

Suria de l’ONG Education Sans Frontière, Genève-Suisse

Copyright © d'Actu PME - Tous droits réservés



PARTAGER CET ARTICLE
Google! Live! Twitter! LinkedIn! Facebook!

 

Ajouter un Commentaire

Actu PME ne porte aucune responsabilité concernant le contenu des commentaires et se garde le droit de supprimer les messages.

Code de sécurité
Rafraîchir