Interview de Franziska Müller Tiberini à propos du prochain forum des PME à Nyon
| L'invité |

ACTU PME Le 3 novembre prochain se tiendra à Nyon le forum PME/KMU dont vous êtes l’une des initiatrices ensemble avec Peter Koppel et Claudia Moerker de Swiss Export. Quels sont les objectifs de ce forum ?
Franziska Müller Tiberini Nous voulons créer une plate-forme permettant aux entrepreneurs de surmonter les barrières linguistiques et de se rendre compte du potentiel du marché qui est à deux pas de chez eux. L’objectif principal du forum, c’est d’aider les entreprises à développer leurs affaires.
ACTU PME Deux grands noms apparaissent dans la liste des personnalités qui vont animées les discussions. Il s’agit de Jean Claude Biver (CEO Hublot) et de Robin Cornelius (CEO Switcher). Pourquoi le choix de ces deux stars de l’économie ?
Franziska Müller Tiberini Nous apprenons beaucoup par des réussites exemplaires. Jean-Claude Biver et Robin Cornelius sont non seulement des entrepreneurs connus, mais nous montrent aussi de quelle manière ont peut développer ses activités dans toute la Suisse et comment ont peut conquérir le marché malgré les barrières linguistiques. Les produits sont bien introduits sur le marché. Ils les ont commercialisés grâce à leurs excellents moyens de communication.
ACTU PME Le programme du forum est déjà sorti et on constate que vous avez accordé une large place au réseautage. Pensez-vous que ce soit un terrain favorable pour les chefs d’entreprise des différentes régions linguistiques de nouer leurs premiers contacts ?
Franziska Müller Tiberini C’est un point de départ idéal tant grâce à la présence de personnalités de domaines très différents (économie, politique,…) et aux sujets discutés. Recueillir des informations, réseauter, nouer des contacts, s’intéresser aux besoins dans le marché de l’autre région du pays sont bien les premiers pas importants pour s’implanter.
ACTU PME A cause de l’étroitesse de l’espace économique suisse, les Alémaniques se contentent généralement du marché allemand et les Romands se tournent naturellement vers la France, voire le Québec, lorsqu’ils veulent s’attaquer au marché américain. N’est-ce pas utopique de pensez que l’organisation d’un forum peut les aider à se tourner vers les autres régions linguistique de la Suisse ?
Franziska Müller Tiberini Avoir des rêves est le point de départ pour définir un but et après aussi pour l’atteindre à long terme : „if you can dream it – you can do it“. La situation économique actuelle représente un défi tant pour les Romands que pour les Alémaniques. Tous ont besoin de découvrir de nouvelles niches et les chances de les trouver dans la proximité helvétique sont réelles! Cela comporte moins de risques qu’une aventure dans le marché américain.
ACTU PME Avec ses 26 cantons et demi-cantons, la Suisse illustre parfaitement l’intégration en un même sein de nombreuses cultures chargées de particularismes. Quels peuvent-être les ingrédients pour renforcer davantage la coopération entre les entreprises alémaniques et romandes ?
Franziska Müller Tiberini Nous sommes suisses dans les deux parties, même si nous pensons et agissons un peu différemment et même si la langue quelque fois nous sépare. Le potentiel existe et il faut en profiter. Le franc suisse, qui joue aujourd’hui un rôle important, n’est pas un problème sur notre marché domestique. En plus nous pouvons faire nos expériences ici avant de les faire dans des marchés plus grands, tels que la France pour les Alémaniques ou l’Allemagne pour les Romands.
ACTU PME La richesse et la force d’une entreprise, à l’image de celles d’une famille, reposent sur des valeurs. Or aujourd'hui, nous sommes dans un monde sans pitié. Vous êtes la directrice de Familien Unternehmen depuis 1996, et d’après votre expérience, pensez-vous que les valeurs familiales peuvent être adaptées dans une économie de marché telle que la nôtre ?
Franziska Müller Tiberini Dans le monde entier les entreprises de famille ont très souvent un succès supérieur à la moyenne. Leur avantage est d’être plus souple que les grandes entreprises et surtout de penser à long terme. MM. Jean Claude Biver et Robin Cornelius sont de très bons exemples. Les entreprises de famille sont la colonne vertébrale de toute la Suisse : nous devons cultiver leurs valeurs. C’est une tâche importante à la quelle nous voulons contribuer par notre forum, en nous aidant l’un l’autre en tant que Suisses. Ou pensez-vous, qu’il s’agisse là d’une utopie ?!
Pour consulter le programme du forum, cliquez-ici
Interview réalisée par Thierry Dime
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