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Le tourisme en Suisse : Trop cher pour les suisses ?

Le dossier

Lorsque l’on parle de vacances, la plupart du temps on envisage de s’en aller plus ou moins loin histoire de changer d’air et de décompresser. En Suisse, on ne fait pas exception à la règle et dès que l’on évoque les vacances, c’est à la mer que l’on pense en premier.

Bien que la Suisse ne compte pas d’étendue d’eau salée, le tourisme compte pour environ 5% de son PIB. Nos montagnes, nos lacs, nos montres et notre chocolat attirent chaque année de nombreux touristes venus du monde entier.

Mais, en marge de toutes ces belles choses que nous possédons, notre monnaie nous joue des tours. Face à la baisse du dollar américain et de l’Euro, le franc suisse reste fort et cela fait baisser d’une part nos exportations mais aussi notre tourisme.

En effet, cette année le nombre de touristes issus de l’union européenne a baissé ou stagné. C’est d’une part dû à notre économie, mais aussi à la saison hivernale qui n’a pas pu proposer un enneigement toujours suffisant durant les périodes de vacances.

Christophe Darbellay, président du PDC et défenseur du tourisme suisse, appelait au tourisme intérieur pour les prochaines vacances. Une solution pour contrer la crise et épauler le pays dans cette période de franc fort.

Or, le citoyen helvétique se laissera-t-il convaincre de rester dans son pays, alors qu’il n’a jamais été aussi rentable que de passer des vacances en dehors du territoire confédéré ?

Lors de la saison d’hiver, on a pu constater que certaines stations qui proposaient des abonnements pour plusieurs vallées situées en Suisse comme en France, il était jusqu’à 30% meilleur marché d’aller chercher son abonnement de l’autre côté de la frontière. C’est ces différences qui poussent les suisses à partir ailleurs en vacances.

En marge de cela, l’année 2010 a vu une augmentation de 40% en moyenne du nombre de touristes asiatiques.  Ces visiteurs viennent surtout pour la haute horlogerie et nos montagnes, symboles tous puissants de notre petite nation.

Afin de contrecarrer la baisse des nuitées, la confédération a débloqué dernièrement 12 millions de nos francs si chers, pour faire la promotion du tourisme et espérer rattraper la crise de la monnaie.

On voit aussi depuis peu de la publicité pour le tourisme suisse en Suisse. Ces spots télévisés mettent en scène des personnages « clichés » de notre pays traversant les villes romandes, pour en faire la promotion. Cette campagne se joint à la précédente qui vendait des vacances à la montagne pour les citadins et a pour but de promouvoir le tourisme interne.

Ma foi, quoi qu’il en soit, lorsque les vacances arrivent le but de chacun est de se changer la tête un moment. Peut-être que certains ont peur de ne pas y arriver en restant dans le pays et d’autres préfèrent la mer à la montagne, ce qui est tout à fait concevable.

Où que l’on aille, nos montagnes resteront là, mais pas forcément les gens qui les entretiennent qui risquent de perdre leurs emplois.

La Suisse est chère, mais elle est belle et possède de quoi satisfaire tous ses visiteurs internationaux ou inter cantonaux.

On peut quand même être dépaysé dans son propre pays, grâce aux trois langues, aux différents climats et surtout aux multiples paysages ! Et l’avantage, c’est qu’il n’y a pas de surcoût de téléphone ni de douane à traverser… Verra-t-on apparaître des réductions pour les touristes nationaux qui décident de rester dans le pays ? Pas sûr…

 

Romain Wanner/Rédacteur d’Actu PME

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