L’été et le marché des crèmes solaires
| Le dossier |
Depuis plusieurs semaines, nous sommes officiellement entrés dans la saison estivale ! L’été, les vacances, la chaleur et le soleil… tout pour nous mettre de bonne humeur dès l’aube !
Les plus chanceux se sont déjà rendus au bord de la mer, et reviendront avec un beau hâle de bronzage. Etre bronzé est facilement associé à la séduction, mais aussi au fait d’être en vacances, de pouvoir prendre du temps pour soi, d’avoir l’argent pour. Le soleil est donc apprécié pour ces diverses vertus. En fait, c’est un véritable faux ami…
Ce qu’il faut savoir : les rayons du soleil envoient plusieurs types d’ultraviolets (UV), les A, B et C. La couche d’ozone nous protège naturellement des UVC, attention donc aux pays qui souffrent d’un trou de la couche d’ozone au-dessus d’eux ! Pour se protéger des UVA et des UVB, il faut agir de plusieurs manières. Sachez chers consommateurs, que si votre peau bronze, c’est parce que votre corps, en l’occurrence votre peau, se défend d’une agression extérieure, ici : le soleil.
Concernant les indices de protection (IP / SPF = Sunburn Protection Factor), ils sont différents pour les UVA (jusqu’à 30) et pour les UVB (plus de 100). Les IP généralement indiqués sur les tubes des crèmes solaires sont les indices UVB, quant aux UVA, seul un sigle, sans aucun IP, indique que la crème est protectrice.
Les UVB sont les UV qui atteignent la couche supérieure de l’épiderme, et dont l’exposition mal gérée provoque l’effet direct du coup de soleil. Les UVA vont plutôt toucher le derme, et ne paraissent pas créer d’effet direct sur la peau, mais aujourd’hui il est clair qu’ils participent notamment, comme les UVB, aux risques de cancers de la peau.
Comme certains d’entre vous le savent déjà très bien, il est préférable de choisir son IP en fonction de son type de peau. Tout en sachant que plus l’indice de protection est élevé, plus la crème possède les capacités « d’arrêter » les UVB. Néanmoins, aucune crème ne peut arrêter totalement tous les UVB. A cela s’ajoute que les IP sont indiqués en fonction des tests en laboratoire, il faut dès lors estimer que la masse de crème que vous vous appliquez est nettement réduite par rapport à celle testée. Cela signifie que moins vous appliquez de crème, moins vous vous protégez, malgré que l’indice soit très élevé.
Les autres manières de se protéger efficacement sont les habits, qui empêchent aussi les UV d’atteindre notre peau. Plus le tissu est épais, moins ils arrivent à passer. Le verre ne laisse pas passer les UVB, contrairement aux UVA.
Au-delà des désagréments que crée un coup de soleil, vous n’êtes pas sans savoir les conséquences d’expositions prolongées au soleil ainsi que de mauvaises protections. Par mauvaises protections, j’entends les simples gestes de ne pas appliquer assez de crème, soit en quantité et aussi en répétant l’application. Notez aussi que les nuages n’empêchent pas les UV de venir agresser notre peau.
Ce qui m’intrique, en tant que consommatrice, c’est que les crèmes solaires pour enfants ont souvent un IP de 30, que nous pouvons diviser par environ trois au moment de l’application (différence de masse de crème appliquée lors du test en laboratoire et de masse de crème appliquée réellement), soit une protection réelle d’environ 10. Les indices plus élevés coûtent plus chers, et se trouvent fréquemment dans des contenants plus petits.
Au final, les marques les plus connues de crèmes solaires, qui passent leur temps à nous rabattre les oreilles de messages de prévention, le font-elles par principe de prévention pour leurs consommateurs ou une fois de plus afin de s’en mettre plein les poches ?
Pire encore, ces publicités pour les huiles bronzantes ou autres produits du même genre, qui ne possèdent aucun indice de protection ! Certes parfaites pour compléter les crèmes solaires, en fin de journée, afin de réhydrater correctement notre peau, mais au contraire, en pleine journée, en plein soleil, les huiles et autres ne font qu’empirer les effets des UV.
Se protéger, et même bien le faire est devenu indispensable de nos jours, mais une fois de plus, est-ce que cela doit se faire aux dépens du portemonnaie de tout un chacun ? Un domaine qui mérite d’être développé et des prix ajustés aux besoins de tous…
Ella Dettwiler - Rédactrice d’ACTU PME
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