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Le burn-out : quand les employés n’en peuvent plus !

Le dossier

Chaque civilisation et la plupart des grandes périodes historique a connu son lot de maux, qui réduisaient à néant une partie de la population active. Aujourd’hui, le monde du travail pèse tellement sur certaines personnes, qu’elles finissent par craquer et faire un « burn-out ». On a parfois tendance à le prendre trop à la légère, mais c’est un syndrome des plus sérieux, qui touche tant le physique que le mental de l’individu.

Le syndrome d’épuisement professionnel peut toucher une quantité immense de travailleurs et on a constaté, que plus la personne avait de responsabilités, plus elle était sujette à un possible burn-out. Le premier des symptômes, c’est la fatigue. L’individu a l’impression d’être totalement vidé de son énergie et même au saut du lit. Le sommeil ne le repose pas et après une période de repos, il n’a pas l’impression d’avoir retrouvé des forces. S’ensuivent d’autres signes tels que des maux de ventre, des blocages répétitifs au dos, des ulcères ainsi que des crises d’angoisse.

Avec ça, arrivent des troubles sociaux, des disputes violentes ainsi qu’une détérioration des rapports avec les collègues et la famille. Une baisse des capacités cognitives, des absences, et souvent une perte de l’hygiène de vie apparaissent aussi. La perte de motivation au travail ainsi que l’impression d’agir comme un robot est souvent un des derniers stades de la maladie.

Puis un jour, le corps dit stop. On arrive plus à parler, plus à se lever, plus à marcher ni à reconnaître ses pairs et souvent la moindre chose se solde par une crise de larmes de plusieurs heures. C’est souvent à ce moment là que l’on se rend chez un médecin.

Après, tout n’est que reconstruction, avec tout à réapprendre. Le travail passé occasionne des crises d’hystérie et souvent le malade s’isole loin du monde, de sa famille quelques mois avant de reprendre doucement le chemin de la vie sociale.

Le burn-out a fait son apparition dans des études médicales des années 1970. On parlait alors, plus d’un mal du travailleur que d’un phénomène général. Aujourd’hui, il est souvent associé à la dépression, qui est avant tout une conséquence plus qu’une cause du burn-out. La confédération Suisse a mis en place une campagne de prévention s’adressant aux managers et aux responsables dans les entreprises afin de prévenir les signes et de réagir avant qu’ils ne se manifestent physiquement.

La plateforme « stressnostress.ch », au centre de cette campagne, propose notamment des questionnaires individuels ou d’observation afin d’avoir une réponse immédiate aux risques encourus par une personne proche ou par soi-même.

Dans la plupart des cas, l’individu sujet aux prémices du burn-out n’aura pas le reflex de voir les signaux que son corps émet. Souvent, il refuse même l’arrêt de travail proposé par le médecin lorsque les troubles se manifestent. Il n’existe pas réellement de solution pour qu’un burn-out n’arrive pas, mais certaines techniques de relaxation permettent aux personnes qui se sentent écrasés par le poids du travail de relativiser et de garder la tête hors de l’eau.

La plupart des victimes du burn-out sont des femmes, qui en plus d’une vie professionnelle à plein temps s’occupent et gèrent l’agenda de leurs enfants. L’impression d’une vie double les pèse d’autant plus.

Ce que l’on peut faire, pour éviter que des employés tombent dans la spirale du syndrome de l’épuisement professionnel, c’est avant tout les reconnaître pour le travail qu’ils font. Ensuite, avoir une bonne communication dans l’entreprise permet de déceler des signes avant coureurs et peut-être de ralentir le rythme de quelqu’un avant qu’il ne soit trop tard.

Enfin, chaque individu doit garder une vie en dehors de son travail. Ne pas surcharger quelqu’un, même s’il dit que ça ne le gène pas d’en faire toujours plus, c’est important. La prévention et le traitement de ce syndrome valent mieux que la destruction physique et mentale qu’il inflige aux individus.

 

Romain Wanner / Rédacteur d’Actu PME

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