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Le coach au service de l’autorité intérieure

La chronique

Accompagner la personne à trouver la solution en fonction de ses objectifs, dans toutes les dimensions de son être, telle est l’une des vocations du coach professionnel. Le coach n’impose rien, il est au service du libre-arbitre de son client ! Et si le libre-arbitre était de savoir prendre sa place, sa juste place ?

J’entends par là, l’espace que choisit en toute conscience d’occuper une personne pour accomplir un projet personnel ou collectif, porteur de sens et qui lui tient à cœur. Par l’affirmation de son positionnement, cette personne démontre ainsi son autorité intérieure et devient leader, quel que soit le poste occupé.

Je constate, après 10 ans de pratique de coaching dans le monde professionnel entre autres, que les demandes de mes clients traduisent un besoin de faire émerger ou de rétablir leur autorité intérieure en cours de route.

Ainsi ce client qui n’arrive pas à prendre ses décisions sans recourir à l’avis des autres, cet autre qui décrit sa vie comme un continuum de scénarios à répétition non satisfaisants, ou enfin celui-ci qui, en parfaite victime, ressent un fort sentiment d’échec.

Le dénominateur commun de ces situations renvoie soit à un manque soit à une difficulté que la personne rencontre dans sa relation avec elle-même. Comment s’envisage-t-elle, comment se voit-elle, comment se parle-t-elle, comment s’écoute-t-elle ? Bref comment se positionne-t-elle ? Autant de questions qui renvoient à la nécessité de travailler, avec son accord et son énergie, sur son positionnement, son autorité intérieure.

Comme souvent l’étymologie est éclairante: l’autorité tire son origine du verbe latin augere : faire croître, grandir, s'accroître, qui lui-même renvoie aux mots augure (celui qui accroît l’autorité d’un acte par l’examen favorable des oiseaux), auguste (celui qui renforce par son charisme), et auteur. Développer son autorité intérieure, c’est grandir, s’examiner – se reconnaître –, prendre sa place et devenir ainsi auteur de sa vie.

C’est le chemin vers l’acceptation, l’accueil, le respect et l’estime de soi, indispensables à la confiance en soi et à l’autonomie. C’est mener sa vie en envisageant que la relation la plus déterminante est celle que nous avons avec nous-mêmes : de celle-ci découlent nos rapports avec les autres et avec la vie en général. 

C’est faire l’expérience à tout moment de cet alignement tête-cœur-corps, de cette verticalité de nos pensées, de nos émotions et de nos comportements qui traduisent un ressenti juste utile à nos prises de décision, à nos choix et à nos succès.  

En quoi le coach est-il à même de faciliter l’émergence de cette autorité intérieure, me direz-vous ? Tel un guide, le coach est là pour confronter l’écart entre ce qui est mis en œuvre et ce qui est projeté. Par le questionnement élégant et l’effet miroir bienveillant, il renvoie à son client les leviers de transformation sur lesquels il pourra agir pour rétablir et régénérer son autorité intérieure : parmi ceux-ci, ses hypothèses et ses jugements limitants qui lui font perdre ses moyens et engendrent peur et stress, ses lectures déformantes des évènements qui l’enferment, ses points de vue étroits, bref ses convictions intérieures qui auront vite fait de le limiter !

Comme l’écrit Paul Watzlawick[1]« Une idée, pour peu qu’on s’y accroche avec une conviction suffisante, […] finira par produire sa propre réalité. » Cette assertion fait écho à ces deux coaches avant la lettre que sont  Lao Tseu d’une part : « Les gens ne changent pas, change simplement ton regard sur eux et cela suffit », et Epictète d’autre part : «Ce ne sont pas les faits qui nous troublent, mais l’opinion que nous en avons.». En tant que coach, je constate que seul un déclencheur puissant permet à une personne de développer son autorité intérieure et de s’approprier un nouveau positionnement.

Quel peut être ce déclencheur ? C’est souvent un nouveau challenge, un défi pour lequel la personne a un intérêt, une appétence forte, un projet porteur de sens. Ce peut être une nouvelle position ou fonction à occuper ou un projet innovant à faire vivre. Cette intention est le fil qui lui permet de se projeter dans le futur et de se diriger vers un nouveau succès.

Tout l’art du coach consiste alors à accompagner la personne à ajuster, à aligner sa vision du monde, ses valeurs, sa perception d’elle-même pour agir avec autorité et impact sur ses comportements permettant un positionnement adéquat ou non. Dans ce processus d’ajustement, le coach est là pour confronter l’écart entre ce qui est mis en œuvre et ce qui est souhaité ; il permet ainsi à l’individu (indivisible) d’unifier toutes ses ressources et par son autorité intérieure de les faire converger vers ses aspirations.

Le coaching devient du coup, pour le client, un espace temps propice pour mettre au jour son potentiel, utile à son positionnement et à la résolution de ses problématiques et devenir expert dans l’art d’ajuster et de solliciter son autorité intérieure.

Et si vous, avec le retour des beaux jours, vous songiez à mettre au jour votre autorité intérieure afin d’agir dans votre lumière ? A votre service, avec autorité et plaisir !

« Si l'Homme n'entend pas sa voix intérieure c'est qu'il fait trop de bruit

 non seulement sur le plan physique, mais aussi dans ses pensées et ses sentiments ».

Omraam Mikhael Aïvanhov

Constance Rivier, Consultante d’Actu PME et Directrice associée LifeDynamic SA

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[1] Paul Watzlawick, Faites vous-même votre propre malheur, Paris, Seuil, 1985



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Commentaires 

 
#12 Eliacin 11-06-2011 12:27
Coach ou gorou? Ici la question mérite d'être posée quand on lit la citation finale, bien mise en évidence, signée d'Omraam Mikhael Aïvanhov, à savoir le grand maître de la FBU ou Frternbité Blanche Universelle, considérée comme une secte à part entière par la commission parlemanteire d'enquête sur les sectes en France(rapport de 1995).
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#11 nabil 30-03-2011 08:05
Citation en provenance du commentaire précédent de nabil:
Il y a une différence monumentale entre le psy et le coach.
En effet, le psy traite avec des personnes qui souffrent de maladies ou de troubles psy alors que le coach accompagne des gens parfaitement normaux à la recherche de plus d'efficience et d'équilibre dans leur vie professionnelle mais aussi personnelle. D'ailleurs, et sur le plan éthique, un coach professionnel digne de ce nom doit, le cas échéant, conseiller à son client de voir un psy.


NB: C'est encore moi "nabil". J'ai corrigé deux petites coquilles dans mon commentaire.
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#10 nabil 30-03-2011 07:58
Citation en provenance du commentaire précédent de olivier:
J’ai l’impression que les coachs veulent remplacer les psys et le plus surprenant est qu’on a des coachs pour presque tout.


Il y a une différence monumentale entre le psy et le coach.
En effet, le psy traite avec des personnes qui souffrent de maladies ou de troubles psy alors que le coach accompagne des gens parfaitement normaux à cherchent de plus d'efficience et d'équilibre dans leur vie professionnelle mais aussi personnelle. D'ailleurs, et sur le plan étique, un coach professionnel digne de ce nom doit, le cas échéant, conseiller à son client de voir un psy.
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#9 Agnes 18-03-2011 19:20
On ne peut pas éviter les débordements. On en trouve dans toute profession et le coaching ne fera pas exception.
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#8 Jacques 18-03-2011 15:00
Il faut éviter de ne pas tomber dans l’extrême inverse car au lieu d’avoir un accompagnateur, on risque de faire naitre un gourou.
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#7 micheline 18-03-2011 14:48
Que ce soit guide ou leader, on peut dire que le coach est la pour nous aider à surmonter nos failles
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#6 Esther 18-03-2011 14:31
Lisez-bien ce qu’elle écrit : « Tel un guide, le coach est là pour confronter l’écart entre ce qui est mis en œuvre et ce qui est projeté ».
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#5 Xavier 18-03-2011 14:14
D’où la pertinence de ce que développe madame Rivier dans son article car en accompagnant l’autre, on devient une sorte de guide. Je n’aime pas trop l’expression de « leader » qu’elle utilise car cela peut laisser penser qu’on prend le contrôle de l’autre
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#4 alain 18-03-2011 13:59
Citation en provenance du commentaire précédent de Marinella:
On ne s’improvise pas coach.

Effectivement, on ne s’improvise pas coach car ce dernier doit être à l’écoute de son client et l’accompagner.
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#3 Marinella 18-03-2011 13:24
Ce n’est pas parce ce sera réglementer qu’il n’y aura pas de dérives. Tout est fonction de la personne qui exerce ce métier et de ses compétences. On ne s’improvise pas coach.
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